Faisant suite à mon billet de Vendredi dernier, Malakine a souhaité poursuivre le débat, ouvrant la question des mutations économiques abordées la semaine passée sur un plan plus planétaire et donc global et sur le développement croissant de la spécialisation des pays. Ce billet me dépeint comme libéral et proche des théories libres échangistes (1). Ce que je suis. Dans ce costume, je vais donc m'efforcer de répondre aux critiques et interrogations qu'expriment les autres acteurs de ce débat, Malakine et mon compère Kiwisien Edgar.
Comme le cheminement logique le laisse à penser, exprimons d'abord les raisons pour lesquelles le libre échange me semble être le meilleur système. La raison est simple, je ne crois pas en la performance de secteurs peu compétitif et entretenu sous oxygène par un acteur si puissant qu'il soit. A ce titre, l'histoire économique regorge d'exemples de secteurs sinistrés, placés sous assistance par la puissance publique et devenu à terme de véritables gouffres financiers pour être ensuite cédés ou délocalisés dans l'indifférence la plus totale. Si l'on focalise un instant sur le fonctionnement d'un tel système, l'on se rendra d'ailleurs compte qu'il est le résultat logique des raisonnements de l'homo économicus. L'acteur économique, qu'il soit État, Entreprise ou Ménage, rationalise son choix en terme d'avantages/inconvénients. Que ce soit en matière d'investissements, de consommations ou d'orientations stratégiques, il est rare qu'un autre paramètre se substitue à la rationalité comme raison principale du choix. Le meilleur (ou plutôt "son meilleur") dans son domaine gratte la plus grosse part du gâteau. Contrairement à ce qu'en dit Malakine dans sa longue, mais passionnante démonstration, je ne crois guère en l'avènement d'un monde constitué de pays multi-capables et diversifié. En tout cas pas tant que les acteurs économiques seront rationnels.
Comme cela est brillamment décrit dans les oeuvres de Ricardo et Smith, la spécialisation des pays est donc l'unique porte de sortie favorable dans le système économique mondialisé. A bien y regarder, nos vies, professionnelles particulièrement, sont aussi réglementées par les même rouages. Étudiants, vous cherchiez à développer des compétences que les entreprises souhaiteraient trouver en vous au début de votre carrière professionnelle, vous avez choisi un secteur, vous êtes spécialisé, le marché prend les meilleurs aux meilleures places et rejette les moins compétents. C'est le jeu. Le système garde sous oxygène les moins compétents qui s'entetent, au lieu de se spécialiser là où le marché à des besoins. Même constat, même préconisations politiques, même erreurs.
Là et le problème pour certains opposants au système dont Malakine. D'un côté, l'émergence des meilleurs ne pose guère de problèmes. De l'autre, il faut bien gérer "les perdants toujours plus nombreux". Cette remarque me gène, car elle débouche sur un conclusion qui présenterait un monde en perpétuel appauvrissement. Or en réalité c'est bien le contraire qui se déroule. La raison se trouve dans la théorie de Schumpeter de destruction créatrice. Le principe de destruction créatrice décrit un phénomène dans lequel l'arrivée de nouvelles technologies ou l'émergence de nouveaux acteurs au détriment d'autres, débouchent infine sur un avantage pour tous. Les "gagnants" sont plus nombreux que "les perdants". Exemple basique. Les caisses automatiques poussent ici où là dans les supermarchés. Même si ces dernières ne devraient pas supplanter totalement la traditionnelle caissière (marketing, relationnel et service client oblige), elles tendent à se développer et à supprimer des emplois. Cependant, personne ne dit combien d'emplois (et de salaires) sont nécessaires pour imaginer, concevoir et faire fonctionner ses machines. Probablement bien plus qu'un emploi seul. A cet exemple peut être opposé d'autres exemples, certes. Mais la progression discontinue de la croissance mondiale est là pour prouver que la spécialisation croissante des pays dans le grand jeu économique est bénéfique plus que néfaste (2). (Combien de millions de personnes sortis de la misère en Chine, Brésil, Asie du Sud Est ou en Inde ?)
Comme une évidence, le débat se recentre sur notre beau pays. Quelle rôle devons nous tenir dans la mondialisation ? Comme Malakine, je crois que la France est reconnue en matière de textile de haute tenue, de luxe, de nourriture, vins et autres champagnes. En la matière la multiplication de l'offre moyenne issue d'autres pays "concurrents" ne devrait d'ailleurs que renforcer le caractère élitiste dont la profession bénéficie. La qualité de vie oui, incontestablement offre à notre tourisme un moteur inépuisable. Moteur qu'il ne reste qu'à entretenir. Je reste en revanche sceptique sur notre capacité à conserver un leadership en matière industrielle (TGV, aéronautique...) tant nos coûts sont élevés, notre compétitivité hors prix moyenne et notre capacité à innover proche de celle de nos concurrents. En revanche il existe (existait ?) une porte d'entrée phénoménale que la France ne s'est en rien donné les moyens d'ouvrir. La révolution énergétique.
J'ai déjà eu plusieurs fois l'occasion de m'exprimer sur le sujet ici même. Je crois en l'avénement d'une prochaine révolution des modes de consommation et des modes de vie. Ce changement se fera de manière douce mais se fera tout de même, attisé par la fièvre pétrolière et les tensions sur les autres matières premières. L'évolution récente de la planète tend à avaliser la thèse Malthusienne du décalage inévitable entre la progression des ressources et celle des populations. Si, par bonheur, nous n'en sommes pas encore à un tel point, il n'en reste pas moins que la révolution énergétique devrait prendre place dans l'histoire aux côtés de la révolution industrielle ou informatique. De cela je suis persuadé, à tord peut être. Dans cette optique il me semble que la France a raté le coche, déjà. Le marché des énergies renouvelables est tiré par les États Unis, le Brésil et l'Allemagne qui ont su croire au juste moment au potentiel du solaire, de l'éolien, du gaz et aux matières agricoles. La France, poussée par sa puissance nucléaire, a eu tord, selon moi, de se reposer sur l'acquis sans avoir su capitaliser sur nos géants énergétiques (Suez GDF, Véolia, et EDF) pour sauter dans le bon wagon. Mais n'en tenons pas rigueur à un Etat trop lourd et déjà trop occupé à gérer les conséquences des changements économiques du début du siècle. Comme souvent, ces questions se poseront à posteriori, l'Etat n'ayant pour rôle que de suivre le rythme imposé par le système économique (et les entreprises). L'Etat est une composante du système. Si les politiques avaient quelques pouvoirs sur ce dernier cela se saurait...
Le libéralisme et le libre échange ne sont sûrement pas des systèmes parfaits et n'ont pas pour vocation quelconque politique de civilisation. Ce sont des systèmes économiques. Les théories libérales ne restent que des théories parfois en partie confirmées, parfois totalement défaites. Mais il n'en reste pas moins que depuis des siècles ce système tire vers le haut chacun d'entre nous, pays par pays, pour autant que ces derniers se donnent la possibilité de jouer un rôle dans un domaine en particulier. Aujourd'hui, c'est bien le problème de l'Afrique qui, compressée sous un plafond de verre par les États occidentaux (directives OMC) et contenue sous assistance respiratoire demeure hors du champ d'action du marché.
Bizarrement c'est lorsqu'il y a intervention politique qu'il y a dysfonctionnement.
(1) Je précise aux lecteurs de passages et peu enclins aux théories économiques que ce terme n'a rien de sexuel.
(2) J'imagine que cette phrase soulévera la question du "bénéfique pour qui ?"
14 commentaire(s) à déguster: on "Libre échange, le meilleur des systèmes"
Moi j'adore ce dernier billet !
Tu seras un parmis la meute affamée !!
Juste une petite remarque en passant ou plutot une petite question...
Lorsque vous prenez l'exemple de la caisse automatique remplaçant la caissière "traditionnelle", vous dites que l'on ne parle jamais de tous les gens, ingénieurs, techniciens ou ouvriers qui sont derrière et donc de toutes ces créations d'emploi.
Je suis d'accord pour dire que l'on ne parle pas souvent de ces emplois nouveaux, "créés destructivement" pour reprendre Schumpeter. Mais je pense que l'emploi n'est pas un bon exemple à prendre, mieux vaudrait prendre celui de la qualité, de l'innovation...
Je m'explique. Pour le marché de la caissière, face à sa concurrente automatique, l'arbitre, c'est le directeur du supermarché. Et sa règle principale (celle qui dicte son choix princialement), c'est celui de l'argent (je ne m aventure pas trop loin la...). Il a donc établie qu'il fallait mieux une caisse qui couterait (pour faire simple, ce chiffre est imaginaire) 3/4 de ce que coute le salaire de la caissière.
Cette destruction créatrice fera donc (a offre d'équivalent-caissiere égal) disparaitre 4 caissières payées 4 salaires au profit de 4 caisse automatiques, payées 3 salaires. En admettant que les ingenieurs, techniciens ou ouvriers (on peut meme aller jusqu'au mineur qui extrait le metal) soit payés au meme salaires que la caissière (ce qui m'etonnerait quand meme un peu) on a donc fait disparaitre 4 vie économiques pour en créer 3...
Donc point de création d'emploi dans ce cas la...
...sauf...
sauf si les emplois "créés" par la caisse automatique (fabriquent de la machine; foreurs et mineurs pour les matières premières) le sont dans des pays au salaires bien inférieur à celui de la caissière (ce qui est le cas généralement...)
mais meme dans ce cas la, je ne vois que trop bien qui y gagne...
avant :
1 directeur
4 caissieres
1 homme d'affaire (ingénieur) qui cherche à installer son business au Pakistan
6 ouvriers pakistanais au chomage
apres :
1 patron plus riche (avec l'economie de salaire de 1 caissière (j'ai pas dit qu'il gagnait plus automatiquement)
4 caissières au chomage
1 homme d'affaire qui a monté sa fabrique de caisse automatique et gagne 2 salaire de caissière
6 ouvriers pakistanais payés 1/6 de salaire de caissière
Cette redistribution (qui ne prend pas en compte le cout ecologique de cette destruction créatrice) ne m'amène pas à la meme conclusion que vous : Ce n est pas la croissance discontinue de notre économie mais la croissance des inégalités entre ceux qui peuvent (pouvoir ou argent ou les deux) et ceux qui subissent (caissière ou ouvriers)
D'ou ma question (et mon point de vue) : Le libéralisme, s'il a permis une croissance économique mondiale, permettra-t-il une amélioration de l'équité sociale en dehors de toutes "intervention politique"?
Juste pour préciser qu'en dehors de toutes ces considérations politiques (sur un sujet économique) je pense qu'un des principale défaut du libéralisme demeurent l'absence de vision à long terme pour une simple et bonne raison : l'homme s'occupe d'abord de son porte monnaie, puis de l'avenir plus lointain. Le libéralisme étant la satisfaction des besoins de chacun sans entrave, Il se dirigera, comme n'importe quel humain vers celui ou on peut gagner le plus, mais qui nous fera certainement perdre beaucoup d'ici peu.
Son problème ; l'absence totale d'intégration des externalités (écologiques et humaines) dans le cout de production d'un bien, mais je ne m'y attarderais pas :-)
@Jérémy: Votre question est intéressante. Comme je suis un peu tordu de l'esprit, je vais d'abord répondre à votre conclusion. Non, je ne crois pas à une telle théorie. Le développement des classes moyennes en Chine, Inde, Brésil, Russie, Asie du Sud Est et Europe aprés guerre avant prouve le contraire. Certes le système récompense ceux qui prenne le plus de risque et meme ceux qui bénéficient de rente (ceci est un autre débat) mais je ne crois pas a la thèse du gouffre qui sépare de plus en plus deux mondes. La simple hausse des matières premières n'est elle pas une preuve quasi irréfutable de l'accession au "mode de vie occidental" des populations auparavant pauvres ?
Sur le cas de la caissière, difficile à dire. Je ne dispose effectivemment pas de chiffres sous la main. POur illustrer mon exmple approximatif, permettez moi donc d'analyser avec recul et froideur ce qui s'est déroulé au moment de la bulle internet. Les gains de productivité monumentaux ont été réalisés, des machines outil automatique ont pu être créée, Internet à mis a mal les éditeurs d'encyclopédie et tout un tas de services qu'il est désormais possible d'avoir sur son internet.
Mais ce secteur a aussi crée un nombre faramineu d'emplois dans le hardware, le logiciel, les anti virus, les services internet, les éditeurs de contenu. De nouveaux marchés se sont ouverts, le marketing ebusiness.... etc. Les entreprises ont pleinement bénéficié de ces innovations.
Voilà, j'ai prononcé le terme. Vous avez raison, le moteur du système reste l'innovation, je ne l'ai pas assez précisé. L'innocation transforme la destruction en création mais infince, ce sont des emplois qui sont concernés.
A bientôt dans ces pages.
@ Jérémy: nos commentaires se sont croisés. J'ai pour habitude de prendre souvent des métaphores pour imager mes propos. Dans une voiture, il y a une partie qui est primordiale sans laquelle vous n'allez pas loin. Le moteur. Le système économique libéral est le moteur de nos sociétés. Selon moi il faut l'entraver le moins possible pour qu'il soit le plus performant possible. Derrière il faut piloter la voiture, c'est le rôle des politiques, réparer le moteur si celui ci se grippe... etc...
Le système économique n'a pas pour vocation la vision a long terme.
Question: Croyez vous que l'Etat dont vous semblez si friand soit un exemple a suivre en matière de politique long termiste ? La dette et les déficits chroniques sont criants de vérité...
L'exemple d'internet me parait juste.
Je voualis juste faire remarquer que pour moi le progrès "abordable", "bon marché", "rentable" (pour les entrepreneurs) ne l'ai souvent (voir exclusivement) que grâce à des compressions importantes de coût faites ailleurs et/ou envers les classes les moins favorisés. Cela peut passer par une délocalisation, mais souvent, il s'agit juste de choix de fournisseurs : le cout humain et écologique ne m'a jamais sembler sérieusement pris en compte. dans le cout apparent d'un service ou d'un bien.
L'économie "internet" software me semble être un bon contre exemple à ce que je veux dire, car il n'y a surtout qu'innovation et peut de matérialité. Mais je n'en serais pas aussi sur en ce qui concerne l'économie "hardware".
Loin de moi l'idée de penser que tous progrès serait inutile, mais juste qu'il n'est pas aussi miraculeux qu'il en a l'air (ordinateur personnel, téléphone portable, transport low-cost...)
Ce progrès, s'il tend peut être enrichir un bon nombre de pays (et certainement pas partout, vous parliez de l'Afrique dans votre article) me semble appauvrir beaucoup de monde et impacter notre société à long terme s'il n'est pas encadré beaucoup plus sérieusement.
(en réalité, ce n'est pas l'innovation ou le progrès qui me pose problème, juste la réponse économique qu'on en tire).
Malheureusement pour moi (pour nous), je me sens incapable de faire confiance (pour les attentes à long terme) à des intérêt dit privés. Je me trompe peut être (et je suis encore jeune) mais je pense qu'il existe un nombre important de domaine ou le "long terme" devrait être pris en compte. La tendance prise actuellement ne favorise pas à mes yeux ce type de préoccupation malgré une communication "durable"
juste pour l'humour, mais avec un petit double sens en reprenant votre image du moteur et de la voiture :
- Un moteur qui est prévu pour aller à 240 km/h ne devrait-il pas être brider, ou ne peut on pas faire autre chose de son énergie quand on sait qu'il devient dangereux de conduire à plus de 130 km/h ?
Amicalement
Dans Capitalisme, Socialisme et démocratie, Schumpeter, à la fin de sa vie, conclut pourtant que le capitalisme est bien plus néfaste à une société que le socilaisme.
Je pense que ta réflexion étant trop économico centrée, tu ne prends pas assez en compte la vie en société...
Enfin, moi, ce que j'en dis !
:-))
@Monsieur Poireau. Ce doit petre le point central de nos divergences politiques. Il n'existe pas de société sans système économique et ce billet se veut concentré sur le système et non sur les sociétés...
Je suis assez d'accord avec Poireau. Ton approche est trop théorique et je crains d'ailleurs que tu confondes complètement deux trucs qui n'ont rien à voir. La division internationale du travail qui oblige le système productif mondial à se polariser dans des pôles spécialisés et l'évolution technologique qui créé et détruit des emplois.
Je te suis assez bien sur l'évolution technologique. Vouloir freiner le développement de la productivité ce serait crétin.
Par contre la disparition complète d'activités au motifs que d'autres, à l'autre bout de la planète feraient moins cher, pose une toute autre question. Tu ne peux pas dire que parce que les chinois font la même chose pour moins cher que l'activité est devenue d'un coup obsolète.
Est ce que tu accepterais qu'on n'ait plus de pèche parce que les norvégiens feront mieux, plus d'industrie automobile parce tout sera partie en europe centrale, plus de secteur informatique parce que les indiens seront devenus meilleurs ?
Là, on ne parle pas d'emplois du passé, mais d'emploi qui s'en vont dans le pays le plus "compétitif". C'est quand même différent.
C'est pour cela que je dis que dans ce système, les perdants sont de plus en plus nombreux. Si la France arrive à se spécialiser sur deux ou trois secteurs industriels ou elle serait mondialement compétitive, ça signifie que tous les autres secteurs (et leur territoires sites) crèveront.
Dernière remarque sur la révolution écolo. Franchement tu crois qu'on est les seuls à y penser ? Tu crois qu'on a de l'avance technologique sur ces questions ? Et puis, comme je le dis dans mon billet, comment veux tu que l'Etat favorise cette spécialisation dans une économie libérale où il n'a plus aucun pouvoir ?
Etre protectionniste ce n'est pas être contre l'économie libérale, c'est être contre une économie qui s'organise à l'échelle mondiale. Toute la question est de définir la bonne taille du terrain de jeu.
Pour moi l'europe c'est amplement suffisant.
Je ne dis pas que l'activité est devenue obsolète Malakine ! Je dis que d'autres font aussi bien (en qualité etc) pour moins cher ! Le raisonnement est basé sur l'avantage comparatif. Celui qui remporte la mise c'est celui qui est le meilleur ou qui a le plus de paramètres pour attirer les autres.
Ex: Au début les emplois informatiques n'allaient pas enc Chine car il n'y avait pas de formation etc, depuis l'Inde émerge et propose un rapport égal voir plus qu'en occident, ils remportent donc la mise sur certains points. De notre coté s'évertuer à garder des axes économiques dans lesquels ns ne sommes compétitifs ne sert a rien.
Seb, tu ne peux pas prendre comme exemple l'Internet car c'est une révolution "industrielle" !
Internet change tout, notre mode de vie, notre façon de voir le monde même.
Pour ce qui est de ton apologie du libre échange, il y a plusieurs point d'incohérence :
- la Chine, l'Inde et avant eux le Japon et la Corée ne se sont pas construit en se spécialisant sur les preceptes de Ricardo mais plutôt par substitutions d'importations donc très proche du Colbertisme. En gros, on fabrique de tout pour limité les fuites de capitaux à l'étranger, ENSUITE on vendra aux autres ce que l'on aura de meilleur qu'eux (ou de moins cher).
- La répartition mondiale du travail appartient à un paradigme qui est en train de ce clore : un monde où le transport a un coût infime (comparer à la main d'oeuvre).
- Les activités de conceptions ne peuvent pas non plus être exportées car il faut une proximité de formations, de culture pour travailler ensemble. LEs équipes de conception et de développement par exemple en informatique fonctionnent très mal quand elle sont divisé entre les pays occidentaux et l'Inde.
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Pour le french bashing sur le thème énergétique, c'est bien essayé.
Mais comprendre que la position de puissance nucléaire fait de la France le pays le mieux placé dans la résolution du problème énergétique serait une bonne chose.
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