Tes mots sur sa bouche

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Ils sont mignons, chez Kiwis. Quand un mec de gauche se bidonne avec un jeu, un libéral ne peut s'empêcher d'y participer. Devant tant de coopération entre les peuples pourtant ennemis, je ne peux que m'associer à ce qui pourrait rapidement devenir un bon moyen de se poiler avant le week-end.

Le principe ? Vous rendre chez H16, prendre connaissance des 8 photos postées et (re)venir lire mes propositions. Auparavant, vous serez bien sûr passé déposer votre contribution chez le créateur du concours, Frednetick.

1. "Et déguisée en Zidane ? Vous en bouffez de mes vaccins Grippe H1N1 ?"
2. Nkm: "Et donc Twitter c'est ce fabuleux outil qui va révolutionner la politique..."
3. "Putain, j'aurais pas du accepter de prendre "un" verre avec Jean-Louis moi..."
4. "Moué, bah la mémère Bachelot ca restera toujours de la mémère Bachelot"
5. [...] Aidez-moi !
6. "Un doigt ça va, c'est quand y'en a trois que..."
7. "Attendez, j'suis rentré avec mon moul' bite et la pompelup, tout l'monde me kiffé"
8. "Hep, toi là, ouais toi avec le balais, viens, tu vas le remplacer à Matignon"

A vous de jouer !

Attention Eric, ca va piquer

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Eric Besson avait cru bien faire. Lancer un "Grand débat sur l'identité nationale" en utilisant le net pour atteindre directement les citoyens, la démocratie participative, l'écoute du peuple, bref, vous voyez le genre quoi.

Sauf que le bon Eric, il a oublié un détail. Les affreux gauchistes, eux aussi utilisent Internet. Mieux, c'est le canal principal de contestation politique... Donc, fatalement, ils se sont rendus en masse sur ce merveilleux site participatif, tout joli joli, envoyant avis tranchés et réactions citoyennes plus ou moins virulentes. Normal, au moins autant que prévisible.

Le hic, c'est lorsque le plan comm' gouvernemental se met en route. Lorsque, par exemple, le porte parole Chatel avance des chiffres de participation et défend une ouverture totale à toutes les réactions. Vu du net, il est assez aisé de faire le comparatif des actes et des paroles... En l'espèce, c'est vrai que la rubrique "Vos contributions", c'est un peu bisounours land...

Les billets fleurissent sur la blogosphère. Je ne donne pas 24h à 20min, Rue89, Bakchich, Vendredi ou même Libé pour donner à ce bad buzz, toute la place qu'il mérite sur la place publique.

Et bim Eric, c'est cadeau.

Le plus inquiétant dans tout ça, c'est plus l'amateurisme du gouvernement en matière de communication sur Internet que le fond du sujet lui même... Non, non, on ne va pas reparler d'Hadopi...

PS: Ca à couté combien cette affaire ? Ah ? Bon si on a les moyens alors...

La Droite est morte, vive les Droites

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2002, cela fait 7 ans, 7 longues années que « les droites » cohabitent. La droite libérale, la droite chrétienne, la droite gaulliste, la droite conservatrice, la droite patriote, la droite molle... Ces droites, unies derrière une seule et même bannière, UMP. Une bannière en apparence solide, capable de faire l’union victorieuse en période électorale, mais fissurée en profondeur. Après ces 7 années, les dossiers s’accumulent et les scissions ne cessent de se préciser. Nicolas Sarkozy, l’OVNI politique a fait sauter valeurs, traditions et fondements idéologiques, tous sacrifiés sur l’autel de l’action, de la rapidité, du story telling et de la communication à outrance. Peut être a t-il oublié que la réflexion économique était majeure dans le processus de fondement de l'opinion du citoyen, que des valeurs découlaient la réflexion sociale, que la théologique débouchait sur le philosophique...

Avec lui, c’est la frange oubliée de l’ancienne droite qui est arrivé au pouvoir. Celle des « descendants » jamais vraiment en position pour être élu aux postes importants. Le camp des frustrés enfin couronné.

En 2 ans ½, Nicolas Sarkozy a joué avec l’idéologie de droite comme jamais personne ne l’avait fait avant lui. Cela débuta par le bling-bling qui rebuta tout ou partie des anciennes droites conservatrice et gaulliste. Cela se poursuivit avec le débat sur le travail le dimanche qui rendit la droite chrétienne quelque peu mal à l’aise. Les déséquilibres budgétaires, le creusement sans limite de la dette et le placement forcé du fils héréditaire inquiétèrent les libéraux. L’Angolagate puis l’affaire Clearstream pour fissurer la frange Gaulliste, encore, anciennement Chiraquienne et aujourd’hui bien souvent Villepiniste. Les affaires de mœurs de Frédéric Mitterand et les réactions hâtives de quelques ministres semblent avoir salement entaché le soutien, pourtant solide, de la droite conservatrice à son égard. Où que vous alliez à droite, tout le monde a désormais quelque chose à reprocher à Nicolas Sarkozy.

Fort de sa volonté de « faire » et de transcender tabous et schémas idéologiques préconçus, Nicolas Sarkozy a perdu sa politique dans le vague. Tantôt trop à gauche pour beaucoup, toujours trop à droite pour la gauche, plus rien désormais ne semble maintenir une logique entre les dossiers et les prises de position du Président.

Ailleurs sur les blogs, l’on se questionne sur la disparition progressive de tout soutien de blogueurs à Nicolas Sarkozy. Ce n’est pas une surprise, il faut avoir le cœur bien accroché et les opinions très flexibles pour pouvoir suivre le rythme de Sarkozy un jour ici, l’autre là, reniant parfois des principes idéologiques portés la veille en fanfares… Pour grossir le trait, j’aurais même tendance à dire qu’il me semble aujourd’hui difficile de défendre un raisonnement personnel équilibré en matières économique, social ou politique tout en se réclamant du Sarkozysme.

Certes, nous sommes au milieu du pont. C’est aujourd’hui que peuvent être donnés les coups politiques les plus tordus, trop longtemps après une élection majeure pour que la « masse » se souvienne des promesses d’hier et trop tôt pour qu’elle sanctionne, le moment venu, le pouvoir fautif.

Les polémiques se succèdent à rythme échevelé, les flingues sont de sortie, c’est à se demander si la droite unie résistera. C'est le grand retour de la Droite la plus conne du Monde. Le vote par défaut a encore de beaux jours devant lui.

24h chrono

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Une "info" dénichée pour nous par mon confrère Kiwisien H16, libéral de service et blogueur plein d'humour. Ses papiers sont toujours délicieux.

Cette affaire l'est un peu moins, délicieuse. Je vous laisse lire le contenu de l'article publié par le Nouvel Obs.

Sur Twitter, Marc Vasseur, pointe mon cynisme. Il a raison, cette affaire ne me choque pas. C'est la Loi. Dans certains cas, la Loi peut être modifiée. En l'espèce, et dans quelques autres cas, la question mériterait d'être posée sérieusement. Dans un sens, j'éprouve un certain malaise à ce que mon pays "expulse" une immigrée, fut-elle sans papiers, qui a fait l'effort (visiblement) de se fondre dans la société française en adoptant ses codes et ses fonctionnements, disposant de diplômes reconnus par l'Education Nationale et sur la voix royale pour obtenir un diplôme dont la spécialité (comptabilité) trouve des offreurs sur le marché du travail. Certains présenteront les textes de lois pour expliquer ce fait, ils auront raison. Cyniquement, je trouve cela quelque peu piquant que la France ait mobilisé des moyens pour former des travailleurs que cette même France s'empresse ensuite d'expulser... Bref, certains autres rétorqueront que la France n'a pas vocation à "sélectionner" ses immigrants en expulsant les plus faibles, sans travail ni situation stable au profit des travailleurs ou tout autre diplomés.

Il y a débat. Il faut qu'il y ait débat.

Séguéla et la saloperie

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On a souvent un gros défaut, « nous » les blogueurs, une certaine facilité à sauter sur toutes personnes disant du mal du net. Il faut nous comprendre, passer plusieurs heures par jours sur la toile ça aide à avoir un aperçu assez clair et limpide des avantages et des défauts de l’outil.

Jacques Séguéla est donc en l’espèce le nouveau trublion du net. Après avoir fait le buzz avec sa phrase, désormais culte, de qui n’a pas de Rolex à 50 ans aurait raté sa vie, le voilà de retour au sujet de l’Internet. « Le Net est la plus grande saloperie inventée par l’homme » qu’il a dit, le Jacquo, devant Ruquier et consors Samedi soir à la télé, publique qui plus est.

Il faut dire que le bonhomme s’est fait une sale réputation sur la toile avec ses Rolex… De là à y voir la moindre relation…

Alors que tout le monde a fait une fixation sur « le net est la plus grande saloperie… » J’ai tiqué pour ma part sur la seconde partie de la déclaration lorsque le publicitaire s’esclaffait :

« Le Net est la plus grande saloperie qu’aient jamais inventée les hommes ! C’est un dieu vivant ! Car Internet permet a tous les hommes de communiquer avec les autres homme »

Outre le fait d’être en capacité de créer le buzz et, conséquence directe ou indirecte, d’éventuellement détruire l’image d’une personnalité, ce qui semble le plus gêner Séguéla c’est la force de création de liens qu’Internet désormais facilite. Il faut le comprendre, Séguéla. C’est un publicitaire de la vieille époque. L’époque Reine du Prime Time, de la ménagère comme cible marketing hyper exploitée, du cloisonnement de l’acte de consommation. Le problème principal, c’est que le net déconnecte petit à petit le consommateur du flux mainstream pour le réorienter vers une consommation tribale reliée parfois à l’envie d’un seul, parfois à des valeurs partagées par une communauté ou en réseau (iPhone) qui s’échange informations, conseils, notes ou tests et qui confisque, un instant, le pouvoir de communication des marques vers le consommateur. Lorsqu’un produit est une daube, avec le net, l’information se propage plus rapidement, c’est sûr.

Du coup Séguéla lui, il voit un consommateur seul et totalement enfumé depuis des années retrouver petit à petit quelques copains qui sont, eux aussi, dans la fumée. Ils s’entraident. Alors Séguéla, ça, ça l’emmerde profondément.

Alors bien sûr la société de consommation ne s’est jamais aussi bien portée. Bien sûr la communication, le marketing et la publicité existeront toujours, mais il faut bien avouer que les techniques passées n’avaient pas tellement enregistrée la donnée variable « Internet ».

Sur le fond du sujet, ensuite, je ne suis pas loin de penser la même chose que Séguéla et Dray sur la capacité d’Internet à faire et défaire une réputation sans la moindre inquiétude et, parfois, sans la moindre preuve. L’immédiateté accélère la vitesse de propagation des avis, des réactions, des montages audios ou vidéos potaches. Oui, le net est parfois malade de l’immédiateté. Les articles s’empilent aux articles, les billets s’additionnent aux billets par les liens tout le monde se retrouve. Le buzz, ou plutôt, le besoin de buzz, marqué par la tentation de chacun d’appartenir à ce qui fait l’actu, être dans la lumière, là, au milieu de ce qui est « hype » et, surtout, avec les autres. Ce principe là tue peu à peu le reste.

Il n’empêche, malgré tout cela, Séguéla se plante magistralement, non, le net n’est pas une saloperie. Bien au contraire.