Paris reste Paris, même Qatari

Fin d'année. Somnolence dans les rédactions, l'actualité n'offre rien de plus que les éternels marronniers genre triptyque : micro trottoir cadeau - micro trottoire revente de cadeau - micro trottoir menu du réveillon de la Saint-Sylvestre. Ils sont beaux, nos canards, entre Noël et Jour de l'An.

Alors en cette fin d'année, l'on se plaît a (sur)commenter l'actualité du Paris Saint-Germain. Depuis une semaine, impossible d'y échapper. Au lendemain de la victoire du PSG dans le chaudron des Verts, l'on ne compte plus les déclarations éthiques de personnes animées par le seul désir de Justice. C'est un fait (encore non avéré vous noterez), Antoine Kombouaré devrait être remercié par le Paris Saint-Germain - disent "les sources proches du dossier" - et ce, alors que le Kanak pavane à la trêve des confiseurs au sommet de l'élite du football français.

Injustice ! Crie le public attablé devant ce spectacle présenté comme malsain. Il faut dire que nous sommes en France. C'est important, le cadre, lorsqu'il s'agit d'analyser les réactions a des informations. La France donc, plus pessimiste que des pays en Guerre, plus dépressive que la plupart des pays développés, le pays où cela ne gênerait personne de troquer un peu de liberté contre une Égalité totale(itaire ?). Depuis des centaines de milliers d'années, ce pays vit dans la passion du perdant. L'on y préfère les légendes des perdants combatifs aux récits des vainqueurs dominateurs. La mémoire collective se complait à pleurer le Fignon de 1989 plutôt que de se remémorer le doublé victorieux de 1983 et de 1984. Depuis plus d'une paires d'années, les débats télévisés et radiophoniques ne cessent de se questionner sur le mal du football français.

Diantre, mais quelle est donc la raison de cette Ligue 1 pâlichonne ? Comment expliquer ces aventures européennes courtes ? Pourquoi tant de différence entre les "grands" d'Europe et nos "gros" clubs français ? Comment retenir nos jeunes en France ? Comment enrailler la baisse - qui semble immuable - de la fréquentation de nos stades ?

A quelques exceptions près, nous pointions alors l'Europe, la déréglementation, les joueurs davantage attirés par les dollars que par les challenges. Nous attendions en salivant la mise en application du programme Platini de Fair-play financier pour - espérions-nous - pouvoir enfin nous battre a armes égales avec l'Europe. Vague mirage.

Depuis peu la donne a changé. Le Qatar s'est offert la Tour Eiffel et son club étendard, le Paris Saint-Germain. Doté de moyens gigantesques, le club de la capitale attire désormais les rumeurs quotidiennes, souvent infondées, sans que cela ne fasse l'objet de la moindre remise en question des bataillons de journalistes qui se payent sur le volume de rouleau de papier vendu. En 6 mois, Antoine Kombouaré a mené le PSG au sommet de la L1 sans pour autant empêcher une élimination en coupe d'Europe et en coupe de la ligue. Son bilan n'est pas parfait, quoi qu'en disent "les spécialistes". Depuis l'arrivée des nouveaux actionnaires, AK savait bien que son temps était compté et qu'un nom du football allait le remplacer.

Il est donc (probablement) licencié. Il quitte le navire avec 3 M€. Une paille. Il a fait du bon boulot et laisse un PSG stabilisé a un entraîneur qui aura pour mission de le faire gagner. Je connais beaucoup d'observateurs qui - dans une histoire dépourvue de passion - auraient eu beaucoup moins de compassion à l'égard d'un grand patron - pourtant de qualité - licencié avec un chèque de 3 M€. Mais ce n'est pas le même cadre d'analyse. C'est important le cadre disais-je.

Le PSG fera désormais ce que ses dirigeants pensent devoir faire de leur club. Sans que le club ne perde une miette de son identité. Un club a des couleurs, un public, un stade, un palmarès. Un club se construit sur sa capacité a remporter des victoires. Antoine Kombouaré ne représente pas a lui seul l'Histoire de ce club. Le PSG n'est pas flanqué d'un palmarès qui nous permettent de pleurer sur son identité. Le PSG construit son Histoire et, fort de ses couleurs et de son public, ira là où il a besoin d'aller pour se développer. Il ne faut avoir peur de l'inconnu et accepter de suivre l'ambition démesurée des actionnaires pour notre club. Nous ne pouvons, a la fois, reprocher aux anciens actionnaires leur manque d’ambition (comprenez, de moyens) et reprocher à ceux-ci cette même ambition.

Pour certains, il semble aujourd’hui primordial de défendre l'identité d'un club dirigé par des entraineurs moyens, dirigeant des joueurs moyens. L'Histoire du PSG ne doit se cantonner a Kombouaré, Lacombe ou Fournier. L'Histoire du PSG ne doit se cantonner a Armand, Mendy ou Pauleta. Ils sont et resteront des pierres importantes ou majeures de la construction de notre Histoire mais la grandeur de la Ville Lumière mérite ce qu'il se fait de mieux au Monde en terme de football.

Je demeurerais pour ma part aux côtés de ceux qui souhaitent doter Paris d'un club a la hauteur de sa réputation. Ne comptez par sur moi pour défendre une bien hypothétique perte des valeurs. De quelles valeurs d'ailleurs ? Quelle valeur perd t-on lorsque l'on vire un entraîneur à la trêve ? Le PSG n'a t-il jamais réalisé cela avant les Qataris ? Qu'a donc fait l'OM pour faire venir Goethals qui les fait champion d'Europe ensuite ? Quelle valeur vend t-on si nous changeons de stade ? Arsenal a t-il vendu son âme au diable en quittant Highbury pour l'Emirates ? Et la Juve ? Ces arguments ne tiennent pas une seconde.

La vérité réside dans le fait que la conscience collective française préfère le perdant digne au vainqueur orgueilleux, l'amateur chétif au professionnel surentrainé. La France est amoureuse de la Coupe de France et des éliminations des gros par des amateurs courageux. Si c'est cela que la France aime tant, alors ne perdons pas de temps a rêver d'un football français réellement présent sur la scène internationale.

Le PSG avance et ses dirigeants seront shootés a la première incartade. Je continuerai a me déplacer au stade. Ma passion du jeu et du football l'emportera. Car quoi qu'en disent les spécialistes auto-déclarés, le football est tout de même plus beau lorsqu'il est joué par les meilleurs joueurs du Monde - fussent-ils étrangers, chers, avec des salaires importants.

Et figurez-vous que je ne suis pas seul. Les stades affichent des records partout en France pour venir voir jouer des joueurs (encore moyens), les retransmissions TV vont devenir plus chères. A considérer le nombre de Une éditées sur le compte du PSG, il semble même que les journaux se vendent... Le foot business se vend plus que la Ligue 1 de Papa... Quitte a ce que cela trouble quelques observateurs bien franchouillards qui ne tarderont pourtant pas à célèbrer les grandeurs des autres clubs européens qui eux, ont déjà franchit le rubicon du football business.

Politiques, je vous emmerde

Vous le savez, je ne goûte point aux cascades de taxes qui arrosent notre pays. Je ne goûte pas plus aux budgets déséquilibrés, imaginés et présentés comme tels par nos (ir)responsables politiques depuis plusieurs décennies, sans que cela n'éveille chez nos concitoyens, le moindre sentiment critique.

Ces hommes et ces femmes sont élus pour exploiter des responsabilités allouées par le peuple souverain. En théorie, les hommes et les femmes politiques sont à même de disposer des pouvoirs pour assumer l'avenir de la Nation et de son peuple.

Toujours plus irresponsables, les politiques ont profité - longtemps - des largesses des créanciers pour financer un système économiquement non viable, imaginé et construit sur des rythmes de croissance d'après guerre. Un système dit d’État Providence. Il vient désormais le temps de payer. Rassurez-vous, il n'est pas encore question d'équilibrer le fonctionnement de nos sociétés, ce résultat impliquerait de bien trop larges prises de responsabilités de la part de nos politiques qui en sont bien trop incapables.

Voyez donc la petitesse des actes politiques - particulièrement de "droite" - depuis 15 jours. Face à la pression des préteurs, François Fillon n'avait guère le choix. Il fallait faire entendre tous les efforts de la France en matière de réduction des déficits. C'est dit, les efforts se concentreront uniquement sur les recettes. Parce que voyez-vous, cela fait moins de remous de ponctionner des noisettes ici ou là que de remettre en cause, profondément et définitivement, la longue liste des prestations financées à crédit par l’État. Dans son discours, François Fillon laisse transpirer une modification structurelle et profonde de la conjoncture, raison principale de la réorientation de leurs objectifs. Foutaises, pitreries, clowneries, cela fait des décennies entières que la France vie à crédit. Il n'y a là, rien de nouveau. Cela fait des décennies entières que les budgets de fonctionnement de nos politiques croissent, que des armés de fonctionnaires bureaucrates se forment, que la petite cousine de l'oncle de la nounou se fait embaucher pour un boulot fictif a la mairie du patelin du coin.

Sans diffuser là le moindre nom que ce soit. Cela fait 6 mois, qu'une de mes connaissances éloignées cumule le chômage français avec un salaire de travailleur en Australie. Mes amis, 6 mois que la France finance la recherche d'emploi d'une française qui a quitté le sol national pour partir au soleil. 6 mois, pas un mail, un RDV, une lettre d'une conseillère Pôle emploi. Fière de son coup, elle suscite l'envie des australiens qui s'émeuvent d'une telle situation.

C'est vous qui allez payer donc. Comme souvent, me direz-vous. La nouvelle tombe - a quelques jours près - en même temps que la réception de votre fiche d'imposition sur vos revenus. Mis bout-à-bout, ces fiches financeront les intérêts (!) de notre dette.Mais peu importe. Nos politiques, responsables, ont trouvé les ficelles pour remettre le bateau à flot.

"Plan de rigueur" peut-on lire ici ou là, le long des articles de journalistes compétents. Les journalistes adorent les bons mots. Les journalistes adorent, aussi, la niche fiscale qui permet - pour de biens obscures raisons - de profiter d'une déduction de 7,650 euros sur leurs revenus imposables.Un cadeau à 267 M€ sur lesquels devraient - en toute logique - s'abattre l'impôt. Au passage, notez que cet abattement s'applique au titre de la couverture des frais professionnels. Ne vous faites pas de bile, il y aura toujours une bonne raison de maintenir un avantage corporatiste.

A tout bien y regarder, c'est un plan de rigueur de pacotille. Un "plan de rigueur" bidon destiné à couvrir l'écart entre les recettes escomptées et les recettes revues suite aux corrections de croissance. Un plan à court terme. Pitoyable.

Un plan à court terme donc... qui actionne des leviers biens connus et reconnues, faciles, souvent sans conséquences sociales à assumer. Une noisette sur les clopes, une noisette sur les sodas, une noisette sur l'alcool, une noisette sur Mickey. Et puis finalement non, la noisette sur Mickey est fracassée par les responsables que nous payons grassement (et cela se voit) pour défendre le petit lobby du patelin dont il est originaire. Alors dans la précipitation on annule et on va chercher la noisette ailleurs. Un coup de roulette, le gagnant sont, les hôtels de luxe !

Le riche a les moyens. Plus ça va moins nous en avons en France donc l'étranger payera la note. Riche idée. Un doigt se lève, le ministre dudit secteur s'agite, il y a toujours des bonnes raisons - vous disais-je.

C'est une mascarade géante dont le seul but, dois-je encore le rappeler, est d'être un poil moins déficitaire cette année. Les politiques au service des lobbys s'agitent en coulisses ou sous les projecteurs de caméras pour renvoyer la patate chaude au copain. Comme tout le temps dans ce putain de pays, la bombe explosera sur ceux qui sont le moins structurés face a cet État voyou prêt a vous piquer le moindre de vos noisettes. Artisans, commerçants, professions libérales, PME, classe moyenne supérieure...

La classe moyenne supérieure, celle qui n'a pas de CMU, qui paye sa mutuelle, son transport, son essence, ses impôts, celle qui est toujours trop riche (salauds !) pour profiter des largesses du rêve de l’État Providence (sic) mais qui n'est jamais trop riche pour se couvrir d'un bouclier ou embarquer dans le bateau des copains des copains.

Paye, paye, paye.... l'absence de courage des politiques à trancher dans le vif. Paye les mesurettes, paye les avantages des protégés par l’État nounou, paye, paye, paye.

Et surtout ta gueule, notre système est le meilleur du Monde.

Le temps des choix

Dans la torpeur d’une nuit d’aout, l’agence de notation S&P aura réveillé, à coup sûr, quelques âmes vacancières. Dans la nuit de Vendredi à Samedi, elle a dégradé la note des États-Unis d’Amérique, première puissance économique mondiale de AAA, à AA+ avec surveillance négative qui ouvre la porte a une autre dégradation plus tard dans le temps.

Wall Street va danser dès Lundi, pour sûr. Et dans son sillage, toutes les bourses mondiales. Les conséquences sont multiples. Je ne vais pas ici m’attarder sur chacune d’entre elles. Je n’ai pas la compétence pour les lister de manière exhaustive et ces aspects seront probablement expliqués à maintes reprises sur les blogs spécialisés ou ailleurs.

De toute manière ce n’est pas moins la nouvelle en elle-même que les réactions qui me font réagir. Déjà, ici ou là, aux États-Unis comme en France, les divers courants politiques prennent position. Toutes, ou presque, détiennent LA solution du problème. Réduction drastique des dépenses pour les uns, adaptation de la fiscalité – notamment patrimoniale – pour les autres… Le marché est ouvert et il faut attirer le chaland en criant plus fort que l’autre. Pitoyable.

Ce qui me semble le plus inquiétant dans cette histoire c’est bien le calendrier choisit par S&P pour annoncer la nouvelle. Eté 2011, quelques mois avant de nombreuses échéances électorales majeures. L’agence fait ici fi de tout pragmatisme dans son analyse et dans son appel a l’unité nationale pour régler le lourd problème de la dette. Car la vérité devrait être toute autre. D’union nationale il n’y aura pas. Ni aux États-Unis, ni ailleurs (chez nous). Le problème s’érige au contraire en arme politique ultra efficace pour tous les opposants qui ne rêvent que de remettre la main sur le pouvoir. Peu importe la note attribuée pour les républicains, par exemple, qui se sont empressés d’utiliser l’argument contre l’establishment de Barack Obama.

Fort de cette situation a priori insoluble. Les divers courants politiques américains, mais aussi européens doivent prendre urgemment conscience de la nécessité de bouger et d’arrêter une position de principe sur ces questions de déficits publics et de dettes publiques.

Le plafond est désormais atteint et nous sommes, nous aussi, français, face au risque notoire de dégradation. Nos politiques, d’une incompétence crasse sur ces questions depuis plusieurs décennies, doivent cesser sur le champ les affrontements politiciens et s’accorder sur un point majeur : Faire de la question de la dette et du déficit public la tête de pont de leurs ambitions en présentant des programmes équilibrés budgétairement visant à échéance plus ou moins proche la réduction de la dette.

Les questions politiques viendront ensuite. Faut-il taxer les riches ? Les flux financiers ? Faut-il réduire drastiquement les dépenses publiques ? Lesquelles ? Comment ?

La priorité donnée à ces questions revêt du politique. Le choix de la solution apportée au problème revêt du peuple.

Avec ces événements, les peuples occidentaux doivent cesser de croire à la toute puissance politique qui s’est construite, depuis tant d’années, sur l’endettement et la bienveillance des investisseurs. Bas les masques, il est temps de passer à la caisse.

Taxer les riches ou réduire les dépenses, la question ne se pose pas aujourd’hui. Tenter d’y répondre dès aujourd’hui c’est l’assurance – à la manière des États-Unis – de n’obtenir que des bribes de consensus. Le temps politique n’est pas au consensus.

Le temps politique est à l'affrontement, le choix d’une solution plutôt qu’une autre, le choix d’une société plutôt qu’une autre.

Un choix démocratique.

Ô ville lumière...

« Le foot français, toujours sur le banc des remplaçants » titrait un billet publié le 28 mai dernier, jour de la finale de la prestigieuse Champion ‘s League. L’on s’évertuait alors à pleurer notre foot français en manque de moyens et d’ambitions, relégué à la cave des compétitions européennes.

Nous énumérions les principales raisons de ces échecs – qui ne changent pas la face du monde, le foot restant le foot – mais qui embêtent un peu, avouons le !

Depuis cette date, une révolution a frappé. Elle n’est pas du tonneau de celles menées par certains peuples arabes pour quérir leur liberté, laissons le foot à sa place. Un printemps arabe à la manière douce pour sûr.

Le Paris Saint-Germain change de monde. Une prise de contrôle ultra médiatisée, saupoudrée de « pétrodollars » comme on dit. Un rachat cash, une dette soldée et un effacement du déficit courant d’abord, le remplacement des hommes, ensuite, puis l’artillerie lourde, enfin. Pas moins de 85 millions d’euros venus d’ailleurs pour réveiller le train-train de notre bonne vieille Ligue 1 et faire pétiller la Tour Eiffel qui frappe les maillots. Que cela se sache, le Qatar a décidé de s’acheter une légitimité dans le sport. Il mise sur le cheval capital – et sa visibilité – pour y arriver. All-in.

Il y eut d’abord l’étonnement, le commentaire à chaud, forcément dithyrambique, puis, très vite, les doutes. A dire vrai en France, on n’aime pas trop le sport business. Jean-Michel Aulas l’avait déjà expérimenté à sa manière à l’orée de son investissement dans l’Olympique Lyonnais. Vraie réussite sportive, Aulas n’a jamais eu le quart du dixième de la reconnaissance de l’opinion publique (hors supporters lyonnais), qu’il eut été de bon ton de lui accorder. Une nouvelle fois c’est vrai, ce n’est « que du foot » mais cela tend à se transformer en emploi dès lors que vous misez sur le merchandising, la construction d’un grand stade, et tous un tas d’activités annexes… Ceci sans compter le bonheur simple procuré aux supporters devant la réussite de leurs protégés.

Lyon rentre les voiles, Paris le remplace sur le strapontin du riche détesté. A moins d’une semaine de la reprise de la Ligue 1, les critiques fusent, il y a trop d’argent et pas assez de valeurs. L’on se paye des joueurs surcotés, dit-on, oubliant au passage les règles simples d’offre et de demande régissant n’importe quels marchés. L'on insinue que N. Sarkozy in-personam s'est occupé du recrutement parisien. L’on se surprend à se pincer le nez, l’on se questionne sur l’irrémédiable différence entre les clubs d’un même championnat. Lui, lui ou lui, ont sacrément intérêt à réussir et ce, dès la première minute du premier match. Au prix qu’ils coutent, ces indécents !

Les médias, toujours très bien renseignés par "les sources proches des dossiers", bruissent déjà de scandales juteux et de débats passionnés. Avec des tels moyens, c'est la porte ouverte à l'appel à la démission d'un tel ou d'un tel autre au moindre match perdu. L'on sait bien que l'argent ne fait pas tout mais quand même, ces salauds de riches ont tout intérêt a filer droits pour échapper à l'échafaud.

L’égalitarisme forcené de notre pays, frappé sur le fronton de nos mairies, borde le moindre de nos jugements. Mieux vaut une masse moyenne qu’un décile doré au sommet du reste de la troupe. Notre Ligue 1, championne européenne toute catégorie des matchs nuls ne s’en ressentirait-elle pas ? Or le football européen est ainsi fait qu’il doit – pour subvenir aux énormes besoins de financement – trouver des investisseurs stables, ambitieux et… généreux. De cela la France du football doit se réjouir. Saint-Etienne (10 M€), Lorient (15 M€) et Valenciennes (4 M€) ont déjà croqué la pomme. Sans cet afflux d’argent, Stéphane Ruffier et Jérémy Clément auraient-ils signé à l’ASSE ? Et Mathieu Coutadeur et Kévin Monnet-Paquet à Lorient ?

Qu’on se le dise, le PSG a profité des largeurs pécuniaires de son propriétaire pour se renforcer. Une partie de la L1 en a déjà profité et cela ne peut qu’encourager le développement économique du football français, quoi qu'en disent les jaloux. Cependant, tout cela demeure hypothétique car, et c’est bien là que réside toute l’essence du sport, il n’est pas dit qu’un tel investissement débouche sur des victoires et une farandole de trophées.

Cette année, il ne sera fait aucun cadeau au club de la capitale. Paris cumule l’image hégémonique d’une capitale et l’accumulation de richesses.

Tout ce que détestent les français.